La question du bon gouvernement, c'est aussi la question de la forme du gouvernement qui est la meilleure...
Il faut sans doute revoir ce qu'Aristote pense des différentes formes de gouvernement ?? (monarchie, tyrannie, république, régime oligarchique/aristocratique).
Faut-il un chef d'Etat qui gouverne ??
Dans les monarchies constitutionnelles, le roi est le chef de l'Etat. S'il y a changement de majorité, il reste le symbole de la continuité de l'Etat.
Il en va de même dans les pays qui ont un chef d'Etat qui est un simple arbitre des institutions (Italie, Allemagne, Israël).
Nicolas Sarkozy avait promis un président qui gouverne et a voulu être au 1er plan sur la plupart des dossiers. Cela lui a été sans doute préjudiciable car la logique de la 5ème République consistait à faire du 1er ministre et du gouvernement davantage la cible des attaques et des mécontentements ce qui permettait au président de changer le 1er ministre sans que son image soit trop atteinte.
Que vaut-il mieux ? Une grande séparation des pouvoirs comme aux Etats-Unis où le président ne peut dissoudre la Chambre des Représentants ou une séparation des pouvoirs moins marquée où le président peut dissoudre l'Assemblée ?
Vaut-il mieux confier le pouvoir législatif à une ou deux assemblées ?
Je vous rappelle qu'historiquement, la dictature a une connotation positive. C'est chez les Romains un fonction temporaire confiée à un individu lorsque Rome était en situation de crise très grave.
Ces réflexions ont pour but de vous montrer que rien n'est simple et il faudra devant le jury montrer que vous êtes capable de vous poser des questions.
Mr Chatellain
samedi 30 juin 2012
Réflexions sur le bon gouvernement
Je crois qu'il est nécessaire que les admissibles aient des éléments pour parler du bon gouvernement.
J'apporte ma pierre à l'édifice: j'ai chez moi un ouvrage de Julien Freund Qu'est-ce que la politique ?
J'en tire quelques réflexions pas forcément tirées de l'ouvrage
- un gouvernement qui respecte la constitution ? Oui mais il y a des pratiques du pouvoir pas forcément très conformes à la constitution qui peuvent aider des hommes à bien gouverner: De Gaulle et les lettres de démission en blanc... la constitution française qui indique que le 1er ministre dirige la politique de la nation et De Gaulle a tout fait pour que ce soit le président qui domine la vie politique du pays
- un gouvernement proche du peuple ? Il faut sans doute savoir en être proche mais de temps en temps, le grand homme politique va à l'encontre de l'opinion générale pour assurer le bon fonctionnement du pays ou est en avance sur son temps (si on suivait la majorité de l'opinion française, la peine de mort aurait été rétablie sans doute...)
- un gouvernement qui sait prendre des décisions, qui sait trancher, qui sait prendre la bonne décision au bon moment... un gouvernement peut avoir de très bonnes idées et ne pas être capable de bien les mettre en oeuvre...
- un gouvernement courageux, qui sait aller à l'encontre de l'avis de la majorité... (réformer les retraites ??!!)
- une citation de Goethe trouvée dans l'ouvrage: "Penser est facile, agir est difficile, agir selon sa pensée est ce qu'il y a au monde de plus difficile"
- le bon gouvernement est celui qui prend en compte en permanence l'intérêt général... le problème c'est que chaque gouvernement a aussi envie de satisfaire des intérêts particuliers (clientèles électorales en démocratie...)
- assurer la prospérité intérieure, le maintien de l'ordre, des conditions de vie raisonnables... ce qui implique de savoir utiliser la violence pour neutraliser ceux qui posent problème...
- donc un bon gouvernement, c'est un gouvernement qui sait utiliser la violence à bon escient... Pensez à ce que nous avons dit sur les drones d'Obama... Machiavel, la fin justifie les moyens... Ou selon Baptiste, on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs.
- un bon gouvernement sait protéger la collectivité contre les menaces extérieures (dans certains pays, une guérilla est financée en partie par des pays voisins..., pour d'autres, les menaces extérieures peuvent être les importations chinoises à bas prix, l'immigration...). Le problème, c'est que cela pourrait justifier alors que chaque pays se sentant menacé veuille avoir la bombe atomique! (Iran ou Corée du nord)
- la définition de bon gouvernement change selon les époques... au Moyen Age, le bon gouvernement, c'est celui qui se conforme à la morale chrétienne et qui fait son possible pour emmener les habitants au paradis... l'idée que la lutte contre l'insécurité doit être une des priorités du gouvernement en France n'est pas très ancienne... Les attentes des populations changent... et ce qui est un bon gouvernement à leurs yeux aussi... L'emploi et la lutte contre le chômage ne sont pas considérés comme une priorité dans un pays prospère: la droite espagnole à l'époque d'Aznar a un bilan économique excellent et se fait battre aux élections suite aux attentats de Madrid et à son choix d'intervenir en Irak aux côtés des AMéricains.
- le bon gouvernement assure la cohésion de la collectivité, le bien-vivre ensemble. Oui, mais aujourd'hui, dans les démocraties occidentales, il y a le souvenir des totalitarismes qui ont fait beaucoup pour développer l'esprit de groupe, le sentiment d'unité au sein de leur population.
- le bon gouvernement, c'est un gouvernement compétent. Le problème, c'est qu'un ministre peut être très compétent et mauvais communicant ce qui pose des problèmes dans une démocratie dans laquelle les médias jouent un rôle important...
- le bon gouvernement, c'est un gouvernement juste, qui respecte la morale... avec le Printemps arabe, on s'est rendu compte que les peuples ne souhaitaient pas forcément une démocratie à l'occidentale... Les islamistes qui ont une réputation d'incorruptibles, d'honnêteté, et de justice, ont le vent en poupe.
Et la ruse, le non-respect parfois de la morale (mensonge), peuvent permettre d'assurer l'efficacité du bon gouvernement. Un bon gouvernement peut mentir pour assurer le bien-être de ses citoyens!? la question est posée!
- le bon gouvernement a des objectifs justes
- le bon gouvernement sait utiliser la force
Voilà des sujets d'interrogation que vous pouvez enrichir par vos réflexions!!
J'apporte ma pierre à l'édifice: j'ai chez moi un ouvrage de Julien Freund Qu'est-ce que la politique ?
J'en tire quelques réflexions pas forcément tirées de l'ouvrage
- un gouvernement qui respecte la constitution ? Oui mais il y a des pratiques du pouvoir pas forcément très conformes à la constitution qui peuvent aider des hommes à bien gouverner: De Gaulle et les lettres de démission en blanc... la constitution française qui indique que le 1er ministre dirige la politique de la nation et De Gaulle a tout fait pour que ce soit le président qui domine la vie politique du pays
- un gouvernement proche du peuple ? Il faut sans doute savoir en être proche mais de temps en temps, le grand homme politique va à l'encontre de l'opinion générale pour assurer le bon fonctionnement du pays ou est en avance sur son temps (si on suivait la majorité de l'opinion française, la peine de mort aurait été rétablie sans doute...)
- un gouvernement qui sait prendre des décisions, qui sait trancher, qui sait prendre la bonne décision au bon moment... un gouvernement peut avoir de très bonnes idées et ne pas être capable de bien les mettre en oeuvre...
- un gouvernement courageux, qui sait aller à l'encontre de l'avis de la majorité... (réformer les retraites ??!!)
- une citation de Goethe trouvée dans l'ouvrage: "Penser est facile, agir est difficile, agir selon sa pensée est ce qu'il y a au monde de plus difficile"
- le bon gouvernement est celui qui prend en compte en permanence l'intérêt général... le problème c'est que chaque gouvernement a aussi envie de satisfaire des intérêts particuliers (clientèles électorales en démocratie...)
- assurer la prospérité intérieure, le maintien de l'ordre, des conditions de vie raisonnables... ce qui implique de savoir utiliser la violence pour neutraliser ceux qui posent problème...
- donc un bon gouvernement, c'est un gouvernement qui sait utiliser la violence à bon escient... Pensez à ce que nous avons dit sur les drones d'Obama... Machiavel, la fin justifie les moyens... Ou selon Baptiste, on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs.
- un bon gouvernement sait protéger la collectivité contre les menaces extérieures (dans certains pays, une guérilla est financée en partie par des pays voisins..., pour d'autres, les menaces extérieures peuvent être les importations chinoises à bas prix, l'immigration...). Le problème, c'est que cela pourrait justifier alors que chaque pays se sentant menacé veuille avoir la bombe atomique! (Iran ou Corée du nord)
- la définition de bon gouvernement change selon les époques... au Moyen Age, le bon gouvernement, c'est celui qui se conforme à la morale chrétienne et qui fait son possible pour emmener les habitants au paradis... l'idée que la lutte contre l'insécurité doit être une des priorités du gouvernement en France n'est pas très ancienne... Les attentes des populations changent... et ce qui est un bon gouvernement à leurs yeux aussi... L'emploi et la lutte contre le chômage ne sont pas considérés comme une priorité dans un pays prospère: la droite espagnole à l'époque d'Aznar a un bilan économique excellent et se fait battre aux élections suite aux attentats de Madrid et à son choix d'intervenir en Irak aux côtés des AMéricains.
- le bon gouvernement assure la cohésion de la collectivité, le bien-vivre ensemble. Oui, mais aujourd'hui, dans les démocraties occidentales, il y a le souvenir des totalitarismes qui ont fait beaucoup pour développer l'esprit de groupe, le sentiment d'unité au sein de leur population.
- le bon gouvernement, c'est un gouvernement compétent. Le problème, c'est qu'un ministre peut être très compétent et mauvais communicant ce qui pose des problèmes dans une démocratie dans laquelle les médias jouent un rôle important...
- le bon gouvernement, c'est un gouvernement juste, qui respecte la morale... avec le Printemps arabe, on s'est rendu compte que les peuples ne souhaitaient pas forcément une démocratie à l'occidentale... Les islamistes qui ont une réputation d'incorruptibles, d'honnêteté, et de justice, ont le vent en poupe.
Et la ruse, le non-respect parfois de la morale (mensonge), peuvent permettre d'assurer l'efficacité du bon gouvernement. Un bon gouvernement peut mentir pour assurer le bien-être de ses citoyens!? la question est posée!
- le bon gouvernement a des objectifs justes
- le bon gouvernement sait utiliser la force
Voilà des sujets d'interrogation que vous pouvez enrichir par vos réflexions!!
lundi 4 juin 2012
Atelier du jeudi 31 mai
Première partie : revue de presse de la semaine, par les Première et Terminale
Chacun a pu développer aujourd'hui les sujets les plus marquants, en insistant sur le contexte et les enjeux de l'événement :
Le massacre de Houla en Syrie
Contexte : la contestation anti-Assad et sa répression
Enjeu : le pays bascule-t-il dans la guerre civile et confessionnelle ? Quel sera le rôle de la communauté internationale ?
La libération de Roméo Langois
Contexte : l'enlèvement du journaliste par les FARC
Enjeu : quel rôle peuvent encore jouer les FARC ? Quelles conséquences sur l'activité diplomatique du gouvernement ?
Sur le portfolio du site du Figaro (rubrique "24 heures photo"), qui met en ligne de belles photos de photojournalistes pour la semaine d'actualité, nous avons analysé une image de cette libération de Roméo Langois.
Les manifestants au Québec
Contexte : révolte étudiante, à l'origine contre l'augmentation des bourses, puis contre une loi anti-manifestation.
Enjeu : quel avenir pour le système social québécois dans un contexte libéral ? Quel est l'état de la société québécoise, d'ordinaire peu contestataire ?
Enjeu : quel avenir pour le système social québécois dans un contexte libéral ? Quel est l'état de la société québécoise, d'ordinaire peu contestataire ?
L'interview du président François Hollande sur France 2
Contexte : première interview après l'élection
Enjeu : quelle image du président cette interview donne-t-elle ? Est-elle efficace politiquement à l'approche des législatives ?
Sur le même portfolio, nous avons analysé une image de cette interview.
Les mesures du gouvernement Ayrault : revalorisation du SMIC et des allocations rentrée scolaire, limitation de l'écart de salaires de 1 à 20 dans les entreprises publiques
Contexte : premières mesures avant les législatives
Enjeu : quelle en est la dimension symbolique ? Quelle est l'efficacité attendue ? Quelle est la part de communication politique ?
Plus rapidement en fin d'heure, nous avons évoqué :
- Italie : séismes et matches truqués
- Cannes : la palme d'or à Michael Haneke pour Amour, avec Jean-Louis Trintignant et Emanuelle Riva (sortie prévue fin octobre 2012)
- TF1 : dernier journal de Laurence Ferrari
- Roland-Garros
- Entrée en Bourse de Facebook et chute du prix de l'action
Deuxième partie : pour les Terminale admissibles
Les admissibles ont dû travailler sur une citation chacun. Après dix minutes de réflexion, ils devaient présenter un développement oral argumenté :
"Sans la liberté de blâmer, il n'est pas d'éloge flatteur" (Beaumarchais)
"L'autorité ne va pas sans prestige, ni le prestige sans éloignement" (De Gaulle)
Ce fut l'occasion de réfléchir d'une part sur la liberté de la presse, la proximité des journalistes avec les politiques et la nécessaire critique du pouvoir en démocratie, et d'autre part sur la conception gaullienne du pouvoir, en opposition avec les présidences de N. Sarkozy et F. Hollande.
Prochaine séance : dernier Atelier de l'année, tous les intervenants seront présents.
Soyez nombreux !
vendredi 13 avril 2012
Atelier du jeudi 12 avril
Peu d'élèves étaient présents hier soir à l'atelier, sans doute en raison des épreuves de bac blanc organisées cette semaine au lycée.
Nous avons démarré la séance avec un point sur l'actualité de la semaine : campagne présidentielle, décès de Raymond Aubrac et Ahmed Ben Bella, événements au Mali...
Puis nous sommes allés en salle informatique pour répondre aux questions du site "Politest". Outre l'aspect ludique du questionnaire, cela a permis aux élèves de mieux cerner les grands enjeux de la campagne et les lignes de fracture entre les différents partis.
Enfin, après avoir libéré les élèves de 1ère, nous avons soumis 2 de nos candidats admissibles, Déborah et Robin, à des exemples de questions qui pourront leur être posées lors de l'oral d'admission à Sciences Po. Souvent déroutantes, elles permettent d'évaluer la réactivité des candidats et leur capacité à apporter une réponse construite et informée face à des sujets d'apparence parfois triviale.
Nous avons démarré la séance avec un point sur l'actualité de la semaine : campagne présidentielle, décès de Raymond Aubrac et Ahmed Ben Bella, événements au Mali...
Puis nous sommes allés en salle informatique pour répondre aux questions du site "Politest". Outre l'aspect ludique du questionnaire, cela a permis aux élèves de mieux cerner les grands enjeux de la campagne et les lignes de fracture entre les différents partis.
Enfin, après avoir libéré les élèves de 1ère, nous avons soumis 2 de nos candidats admissibles, Déborah et Robin, à des exemples de questions qui pourront leur être posées lors de l'oral d'admission à Sciences Po. Souvent déroutantes, elles permettent d'évaluer la réactivité des candidats et leur capacité à apporter une réponse construite et informée face à des sujets d'apparence parfois triviale.
samedi 7 avril 2012
Ces dernières semaines à l'atelier Sciences Po...
- mardi 13/03: les élèves ont eu la chance de rencontrer M. Jean-Jacques Fournier, Maire de Moissy-Cramayel et Président du S.A.N. de Sénart. Un échange très riche et instructif a eu lieu en présence de M. Chatellain.
- jeudi 15/03: les élèves de Tle ont continué à travailler sur leurs revues de presse avec l'aide de M. Morillon.
- mardi 20/03: M. Chatellain a poursuivi le travail sur les revues de presse avec les élèves de Tle présents.
- jeudi 29/03: les Tles ont déposé leurs documents (revues de presse, notes de synthèse, réflexions personnelles) et se sont entraînés à l'oral d'admissibilité sous l'égide de MM. Cangi et Courvoisier.
- mercredi 04/04: 8 élèves de Tle ont passé l'oral d'admissibilité devant un jury composé de M. le Proviseur, Mme Magne (1ère adjointe au Maire de Moissy-Cramayel et Directrice du S.A.N. de Sénart), Mme Chassagny (professeur de S.E.S.) et M. Faget (professeur d'Histoire-géographie). 4 élèves ont été déclarés admissibles: Lucie, Déborah, Baptiste et Robin.
- jeudi 05/04: les élèves de 1ère ont travaillé sur les partis politiques avec M. Magne, tandis que les Tles admissibiles se sont entraînés à l'oral d'admission avec l'aide de M. Morillon.
- vendredi 06/04: M. le Proviseur et M. Faget ont réuni les élèves de 1ère pour faire avec eux le bilan des oraux d'admissibilité et préciser leurs attentes quant au travail qui devra être mené ces prochains mois.
- jeudi 15/03: les élèves de Tle ont continué à travailler sur leurs revues de presse avec l'aide de M. Morillon.
- mardi 20/03: M. Chatellain a poursuivi le travail sur les revues de presse avec les élèves de Tle présents.
- jeudi 29/03: les Tles ont déposé leurs documents (revues de presse, notes de synthèse, réflexions personnelles) et se sont entraînés à l'oral d'admissibilité sous l'égide de MM. Cangi et Courvoisier.
- mercredi 04/04: 8 élèves de Tle ont passé l'oral d'admissibilité devant un jury composé de M. le Proviseur, Mme Magne (1ère adjointe au Maire de Moissy-Cramayel et Directrice du S.A.N. de Sénart), Mme Chassagny (professeur de S.E.S.) et M. Faget (professeur d'Histoire-géographie). 4 élèves ont été déclarés admissibles: Lucie, Déborah, Baptiste et Robin.
- jeudi 05/04: les élèves de 1ère ont travaillé sur les partis politiques avec M. Magne, tandis que les Tles admissibiles se sont entraînés à l'oral d'admission avec l'aide de M. Morillon.
- vendredi 06/04: M. le Proviseur et M. Faget ont réuni les élèves de 1ère pour faire avec eux le bilan des oraux d'admissibilité et préciser leurs attentes quant au travail qui devra être mené ces prochains mois.
vendredi 9 mars 2012
Atelier du 8 mars: les sujets des Terminales
Une discussion a eu lieu sur les sujets des Terminales pour le dossier de presse.
- Julie a parlé de ses hésitations concernant l'Afrique du sud: elle a du mal à trouver son angle d'attaque
- Mélisande a confirmé sa volonté de traiter le traitement de la fin du monde en 2012 par la presse
- Lucie se disait prête à renoncer à un sujet sur la Chine et pensait traiter le nucléaire dans la campagne électorale française
- Deborah a évoqué son intention de traiter l'affaire Joseph Kony (Ouganda)
- Robert pensait s'intéresser à la campagne électorale russe et peut-être le traitement réservé par la presse au candidat Prokorov
- Tony avait un faible pour un sujet sur les agences de notation mais il a été question de traiter plutôt les fermetures d'usines dans la campagne électorale ou l'industrie automobile dans la campagne électorale.
- Anaïs a parlé de son intérêt pour les élections au Sénégal et il a été question de traiter le traitement par la presse de l'opposition au président
- Baptiste voulait traiter un sujet sur la morale en politique. Il a été question de se recentrer sur la question du mensonge dans la campagne électorale ou la question des impôts dans cette campagne électorale.
- Belinda a évoqué la possibilité de parler des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU face à la crise syrienne
- et j'ai oublié malencontreusement de noter le sujet de Robin!! Je m'en excuse.
C. Chatellain
- Julie a parlé de ses hésitations concernant l'Afrique du sud: elle a du mal à trouver son angle d'attaque
- Mélisande a confirmé sa volonté de traiter le traitement de la fin du monde en 2012 par la presse
- Lucie se disait prête à renoncer à un sujet sur la Chine et pensait traiter le nucléaire dans la campagne électorale française
- Deborah a évoqué son intention de traiter l'affaire Joseph Kony (Ouganda)
- Robert pensait s'intéresser à la campagne électorale russe et peut-être le traitement réservé par la presse au candidat Prokorov
- Tony avait un faible pour un sujet sur les agences de notation mais il a été question de traiter plutôt les fermetures d'usines dans la campagne électorale ou l'industrie automobile dans la campagne électorale.
- Anaïs a parlé de son intérêt pour les élections au Sénégal et il a été question de traiter le traitement par la presse de l'opposition au président
- Baptiste voulait traiter un sujet sur la morale en politique. Il a été question de se recentrer sur la question du mensonge dans la campagne électorale ou la question des impôts dans cette campagne électorale.
- Belinda a évoqué la possibilité de parler des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU face à la crise syrienne
- et j'ai oublié malencontreusement de noter le sujet de Robin!! Je m'en excuse.
C. Chatellain
vendredi 17 février 2012
Atelier du jeudi 16 février
Les élèves ont pu discuter avec le député de Seine-et-Marne M. Guy Geoffroy (UMP). Nous avons regretté que seuls quelques-uns osent prendre la parole, et que les questions n'aient pas été plus polémiques, ce qui aurait certainement nourri le débat.
M. Guy Geoffroy a commencé par une introduction d'une demi-heure sur les fonctions de député :
- une fonction de représentation de la nation
- une fonction législative
- une fonction de contrôle de l'exécution de la loi.
Puis il a développé les réponses aux questions préparées par les élèves.
1) Quels rapports entretient Guy Geoffroy avec M. de Villepin ? Des rapports amicaux.
2) Quelle est la position de Guy Geoffroy dans le débat sur la réforme des parrainages (signatures) ?
Après avoir rappelé les termes du débat, le député a répondu qu'il lui semblait normal qu'un soutien républicain soit public, par respect pour les électeurs, et qu'on ne pouvait changer les règles en cours de route.
3) En tant que député de terrain, privilégie-t-il les citoyens qui votent UMP ?
M. Guy Geoffroy rappelle que les gens sont reçus jusqu'à la fin du mandat, et que le clientélisme est néfaste à la démocratie.
4) Quelle est la probabilité de réélection aux législatives ?
La réponse est complexe : l'élection d'un député possède une dimension locale et personnelle, que n'a pas la présidentielle. De plus, les divisions internes sont un facteur d'échec aux élections.
5) Que dire de l'absentéisme des députés dans l'hémicycle ?
M. Geoffroy tient à corriger ce lieu commun de l'absentéisme des députés, en rappelant que l'essentiel de leur travail est ailleurs : en commissions, dans les missions d'évaluation, le travail sur le terrain dans la circonscription...
6) Qui a rédigé l'article de Wikipedia "Guy Geoffroy" ?
Attention à la véracité des articles. C'est sans doute une copie du texte existant sur le site du député.
7) Le redécoupage de la circonscription, avec la perte du canton de Mormant, est-il pertinent ?
Le Conseil Constitutionnel ayant voulu rééquilibrer les circonscriptions, qui passent de 175 000 à 125 000 habitants, il fallait redécouper. La règle appliquée veut qu'un député garde dans sa circonscription la ville dont il est maire ; ainsi Combs-la-Ville est restée dans la circonscription.
8) Que penser de l'absence de références au gaullisme par Nicolas Sarkozy ?
D'après Guy Geoffroy, on peut rattacher certains actes de M. Sarkozy au gaullisme, tandis que les anciennes sensibilités à l'intérieur de l'UMP se sont très rapidement effacées.
9) Un député vote-t-il parfois sans être au courant du sujet, en suivant l'avis de son groupe ?
Oui, c'est ce qu'on appelle la discipline de parti.
Oui, c'est ce qu'on appelle la discipline de parti.
10) Quel est le rôle de M. Geoffroy dans l'Union Européenne ?
M. Geoffroy rappelle le fonctionnement des commissions : chaque député doit faire partie d'une des huit commissions permanentes (il appartient à la commission des Lois). Il existe également une commission transversale, la commission des Affaires Européennes, dont M. Geoffroy fait partie, et où il a notamment traité du sujet de la protection des données personnelles à l'échelle européenne.
11) Que penser du cumul des mandats ?
M. Geoffroy est favorable à une "complémentarité" des mandats, qui permet selon lui une connaissance fine et actualisée des situations de terrain, pour que le législateur ne perde pas pied avec la réalité. Il lui paraît en revanche nécessaire qu'on n'aille pas au-delà de deux mandats.
12) Conseille-t-il aux adolescents d'adhérer à un parti, comme il l'a fait lui-même ?
L'adhésion à un parti permet d'accompagner activement la mise en œuvre des idées qu'on porte, mais elle doit correspondre à une véritable envie.
13) La crise a-t-elle modifié sa façon de travailler ? Oui.
14) En tant qu'ancien proviseur, que pense M. Geoffroy de la première circulaire Guéant sur les étudiants étrangers ?
Sur la capacité d'accueil des étrangers, dire son avis n'est pas honteux.
Le conseil de lecture du député :
Dominique Reynié, Populismes : la pente fatale, Plon, 2012
Voir aussi l'émission "Les Retours du dimanche" d'Agnès Chauveau sur France Culture, consacrée au thème "Populisme : une démocratie dégradée ?"
jeudi 2 février 2012
Les épreuves d'admissibilité
2
février – 15 mars (6 semaines) : préparation du dossier de
presse
29
mars : dépôt des dossiers d'admissibilité
2
au 6 avril : oral d'admissibilité.
- L'oral- Le dossier de presse est présenté à l'oral par le candidat devant une commission d'entretien (chef d'établissement, enseignants, autres personnalités...).- Un échange avec le jury a ensuite lieu : vérification des connaissances du candidat sur le sujet, vérification de la motivation du candidat pour Sciences Po (cohérence du projet ScPo avec les autres vœux d’orientation Post-Bac)- La commission rédige à l'issue de l'entretien un avis motivé.
- L'examen des situations individuelles
La
commission examine ensuite le dossier de candidature de chaque
candidat en se fondant notamment sur les résultats
scolaires obtenus en classes de seconde, première et terminale,
ainsi que sur le résultat obtenu à l'épreuve d'admissibilité.
La
commission prend également en compte notamment les éléments
suivants : le
potentiel du candidat, la progression observée entre la classe de
seconde et la terminale, la capacité de travail, la maîtrise de
l'écrit, la maîtrise d'une langue étrangère, la curiosité
intellectuelle, la capacité d'adaptation et la motivation.
● Le
dossier de presse
Il
se compose de trois éléments :
- Une revue de presse, reproduisant 18 articles environ (tout type de presse écrite)
- Une note de synthèse présentant le résumé et les enjeux de la revue de presse (2 pages)
- Une note de réflexion personnelle donnant un avis personnel argumenté sur le sujet. (3 pages)
● La
revue de presse
Il
faut choisir :
- un sujet qui vous passionne ou que vous maîtrisez. Vous devez vous approprier le sujet et apprendre des choses au jury.
- un sujet précis et problématisé.
- un sujet si possible original (peu susceptible d’avoir été pris par vos concurrents) afin que le jury ce souvienne de vous. Evitez les sujets classiques sur lesquels vous manquez souvent de recul.
- un sujet qui possède des enjeux politiques, ou économiques, ou de société.
N’oubliez
pas que vous devez rédiger une synthèse à partir des articles. Il
ne faut donc pas se contenter d’articles racontant les faits ;
il faut les choisir de manière à avoir diverses explications et
interprétations de ces faits (penser, à ce propos, aux
éditoriaux par exemple).
● La
note de synthèse
-
Elle présente le sujet de manière complète (dans toutes ses
dimensions) et problématisée. Il s’agit de résumer les faits à
partir des articles et d’en présenter les enjeux.
-
Elle
doit être entièrement rédigée dans un style simple et clair. Elle
doit être structurée
: une introduction, un développement (2 ou 3 parties), une
conclusion. Vous devez citer
les articles utilisés et montrer quand c’est le cas les
différences
de perception ou d’interprétation selon les journaux.
Aucune faute d’orthographe n’est tolérée.
● La
note de réflexion personnelle
Elle
exprime de manière argumentée un point de vue sur le thème choisi
:
- justification du thème choisi (soit l’exposé des motivations du candidat)
- analyse personnelle des faits mais de manière argumentée et en respectant les faits.
- réflexion sur la fiabilité de la presse ou sur celle de tel ou tel journal
- rapide conclusion sur l’intérêt du travail.
vendredi 20 janvier 2012
Atelier du jeudi 19 janvier
Ce soir-là, c'était débats à l'Atelier...
- Dans un premier temps, chacun a pris la parole à partir de la question suivante : "La France doit-elle conserver des liens étroits avec les anciennes colonies d'Afrique Noire francophone ?"
Il fallait avoir quelques connaissances techniques, ce qui rendait plus difficile le débat à ceux qui n'avaient pas préparé le sujet. Ainsi, le débat a un peu hésité, mais les enjeux essentiels ont été abordés. Une majorité s'est dégagée pour le maintien des relations franco-africaines, au nom de la solidarité entre les peuples francophones... Ont été abordées :
- La question commerciale : pour la France, la présence en Afrique permet de maintenir sa stature internationale, et de lutter contre l'influence chinoise, d'obtenir des marchés préférentiels (l'uranium, en particulier). Pour les pays africains, elle assure un flux économique permanent. Mais on pouvait se demander si les conditions des échanges commerciaux sont vraiment équitables, et redistribuées aux citoyens.
- La question militaire : la France assure sa stature internationale, soutient ses anciennes colonies, défend les alliés politiques qui lui offrent les meilleurs intérêts économiques. On a évoqué le statut néocolonial de l'attitude française et la quasi mise sous tutelle (droit d’ingérence contre souveraineté) de ces pays.
- La question culturelle : une fraternité de la langue, la francophonie, est maintenue, pour la plus grande richesse littéraire ! C'est la négritude de Césaire et Senghor, mais c'est aussi Amadou Hampaté Bâ, Ahmadou Kourouma et bien d'autres...
- La question politique : le soutien de la France se fait souvent en échange de commissions occultes, ou en échange de blanchiment d'argent sale. De nombreuses affaires ont ainsi éclaté : l'inaction de la force Licorne pendant le génocide Rwandais, l'affaire Elf, l'Angolagate, ou l'affaire des "biens mal acquis" (l'immense patrimoine immobilier parisien du président Bongo)
En bref, la Françafrique n'a pas cessé de faire débat...
(les liens renvoient à des sites qui me paraissent dignes d'intérêt)
- Le deuxième débat, tables en face à face, a suscité plus de participations, avec une nette préférence pour "l'affaire DSK", qui a occulté les problématiques centrales du sujet : "Les affaires politiques nuisent-elles à la campagne présidentielle ?"
Le débat n'a pas porté, comme nous l'attendions, sur l'attitude des candidats entre eux pendant la campagne (petites phrases, mépris...), mais sur les raisons qui poussent à voter pour un candidat. Ont été abordées :
- La question de la vie privée : la vie privée est-elle importante pour définir un homme public ? Faut-il qu'il soit "moral" (et de quelle morale parle-t-on ?) Un homme public va-t-il mal diriger le pays s'il a des conduites privées inhabituelles ? Pourrait-on ainsi voir un président homosexuel ou libertin ?
- La question de la diffusion des affaires : faut-il publier les affaires ? Si oui, jusqu'à quand et dans quelle mesure ? Si non, ne risque-t-on pas d'entraver la liberté de la presse ? Un pays où l'on tait toutes les affaires peut-il être une démocratie ? Quels sont les risques politiques d'un dégoût du politique ?
- La question du traitement juridique des affaires : les juges doivent-ils poursuivre leur travail pendant la campagne ? Jusqu'où doivent aller les juges ? Leur travail est-il compatible avec celui des journalistes ?...
Atelier du jeudi 12 janvier
Les élèves avaient fait des recherches sur un sujet important d'actualité. Les plus retenus ont été la publication du rapport du juge Trévidic sur le Rwanda, les grèves et l'actualité au Nigeria, mais aussi les problèmes de santé de Ben Ali...
Les animateurs de la séance, MM. Courvoisier et Cangi, ont choisi de développer quelques sujets :
- La Tunisie : démocratie et laïcité en questions
- Le Nigeria : hausse des prix pétroliers et tensions entre chrétiens et musulmans
- République Démocratique du Congo : élections trafiquées ?
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